Sociétés d'assurances (IDCC 1672) : congé maternité, paternité et naissance
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Ce que la convention Sociétés d'assurances ajoute à la loi : salaire maintenu pendant le congé maternité, sous conditions, salaire maintenu pendant le congé de paternité jusqu'au 31 décembre 2026 (accord non étendu), congé de maternité porté à 20 semaines, congés payés plus longs.
Convention collective nationale des sociétés d'assurances du 27 mai 1992. Fiche relue sur Légifrance le 20 octobre 2026.
Convention étendue : arrêté du 12 juillet 1993 (JORF 7 août 1993).
L'arrêté d'extension rend la convention obligatoire pour tous les employeurs et salariés de son champ d'application (C. trav., art. L2261-15).
Ce que prévoit la convention Sociétés d'assurances
Une ligne par sujet. « Rien de plus que la loi » : un article de la convention relu sur ce point n'ajoute rien aux règles légales. « Rien trouvé » : une recherche dans tout le texte n'a rien trouvé sur ce point. Dans les deux cas, le simulateur applique la loi.
| Sujet | Ce que prévoit la convention | Sources |
|---|---|---|
| Congé de naissance | Rien de plus que la loi. PrécisionsNote de la fiche : Les événements familiaux « donnent lieu à autorisation d'absence de courte durée dans les conditions légales » : 3 jours ouvrables pour une naissance. | Vérifié le |
| Salaire pendant le congé maternité | 100 % du salaire net pendant tout le congé légal. Au moins un an d'ancienneté au début du congé. PrécisionsSous déduction des indemnités journalières. Note de la fiche : « Pendant ce congé de 20, 26, 34 ou 46 semaines, l'intéressée reçoit de son employeur une allocation destinée à compléter jusqu'à concurrence de son salaire net mensuel les indemnités journalières versées par la sécurité sociale. » Condition : 12 mois de présence effective dans l'entreprise au début du congé, ramenés à 3 mois après au moins 12 mois de présence chez un autre employeur de la branche dans les 5 ans qui précèdent l'embauche (art. 75). Le simulateur retient 12 mois. |
Vérifié le |
| Salaire pendant le congé de paternité | 100 % du salaire net pendant tout le congé légal. L'article ne pose pas de condition d'ancienneté (lecture du simulateur). Part d'interprétation : points à vérifier. PrécisionsSous déduction des indemnités journalières. En vigueur depuis le 18 février 2026, jusqu'au 31 décembre 2026 (texte à durée déterminée). Accord non étendu du 18 février 2026 : il ne s'impose qu'aux employeurs adhérents d'une organisation signataire, la Fédération française de l'assurance d'après Légifrance. Note de la fiche : « Afin d'encourager la prise de ce congé, les entreprises mettent en place des mesures permettant de compléter les indemnités journalières de sécurité sociale du salarié concerné jusqu'à concurrence de son salaire net mensuel. » Aucune condition d'ancienneté écrite ; les modalités sont laissées à l'entreprise. Accord conclu pour une durée déterminée qui prend fin le 31 décembre 2026 : le simulateur ne maintient pas les jours de congé qui suivent. |
Vérifié le |
| Salaire pendant le congé supplémentaire de naissance | Rien trouvé dans le texte de la convention : la loi s'applique. Recherche dans le texte : une disposition a pu échapper. PrécisionsNote de la fiche : Aucune disposition sur le congé supplémentaire de naissance : seule l'annexe 5 de l'accord de février 2026, informative, décrit les congés légaux. | Vérifié le |
| Congés en plus liés à la naissance | Congé de maternité porté à 20 semaines, pour le parent qui accouche : les jours qui manquent au congé légal pour atteindre 20 semaines s'ajoutent à sa suite, payés à 100 % du salaire net. Les jours d'un état pathologique ou d'une naissance après la date présumée comptent dans les 20 semaines. Rien n'est ajouté quand la loi donne déjà un congé plus long, selon le nombre d'enfants (troisième enfant, naissances multiples). PrécisionsLe simulateur place ces jours après le congé légal ; le texte permet aussi d'en placer avant la date présumée de l'accouchement. À condition de compter 12 mois de présence effective dans l'entreprise au début du congé de maternité, ou 3 mois après au moins 12 mois de présence chez un autre employeur de la branche dans les 5 ans qui précèdent l'embauche (art. 75). Le texte ne dit pas si ce congé fait gagner des congés payés. Note de la fiche : « La durée de celui-ci est portée à 20 semaines, à moins que, en raison du nombre d'enfants à charge, cette durée soit fixée à 26, 34 ou 46 semaines en application des dispositions légales », pour la salariée qui remplit la condition de présence de l'art. 75 au début de son congé. Pendant les semaines sans indemnités journalières, l'allocation de l'employeur, qui complète les indemnités « jusqu'à concurrence » du salaire net, est le salaire net entier (lecture du texte). La répartition avant et après la date présumée de l'accouchement s'indique à l'employeur au moins un mois avant le début du congé. Aucun autre congé : le congé parental d'éducation suit la loi (art. 86 e). | Vérifié le |
| Congés payés : décompte et durée | Employés et agents de maîtrise 26 jours ouvrés par an, décomptés en jours ouvrés. PrécisionsNote de la fiche : « 26 jours ouvrés à raison de 2,2 jours ouvrés par mois de travail effectif ou de périodes assimilées ». Le congé d'anniversaire (5, 10 ou 15 jours ouvrés l'année des 10, 20 et 30 ans d'entreprise, art. 39) n'est pas compté. Cadres 28 jours ouvrés par an, décomptés en jours ouvrés. PrécisionsNote de la fiche : 26 jours ouvrés, « augmentée pour les cadres de deux jours ouvrés pour 12 mois de travail effectif dans la période de référence ». Le congé d'anniversaire (art. 39) n'est pas compté. | Vérifié le |
Avec ou sans la convention : un exemple
Un couple attend un enfant pour le 4 mars 2027. Les deux parents relèvent de la convention Sociétés d'assurances, catégorie « Employés et agents de maîtrise » et travaillent du lundi au vendredi. Le parent qui accouche gagne 3 200 € bruts par mois (2 500 € nets) et est entré dans l'entreprise le 1er septembre 2022 ; le second parent gagne 3 800 € bruts (2 950 € nets), entré le 4 mars 2020. Pour isoler l'effet de la convention : ni congé supplémentaire de naissance, ni congés payés, ni report du congé prénatal, ni congé en plus prévu par la convention.
| Pour ce couple | Avec la convention | Loi seule |
|---|---|---|
| Congé de naissance du second parent | du ven. 5 mars au lun. 8 mars 2027, soit 2 jours de travail | du ven. 5 mars au lun. 8 mars 2027, soit 2 jours de travail |
| Complément de l'employeur pendant le congé maternité | 670 € | 0 € |
| Complément de l'employeur pendant le congé de paternité | 0 € | 0 € |
| Revenu du couple sur les mois de congé, par rapport à son revenu habituel | −105 € | −776 € |
Dans cet exemple, avec la convention, le revenu du couple sur les mois de congé est supérieur de 670 €.
Hypothèses du simulateur pour ce calcul
Le revenu est une estimation de l'écart avec le salaire habituel, en euros nets, avant impôt sur le revenu, sur les mois où un parent est en congé. Le simulateur retient ces hypothèses, qu'il affiche aussi sous vos résultats :
- le salaire d'un mois de congé est retiré au prorata des jours de congé du mois ;
- votre revenu habituel est le salaire net que vous avez saisi ;
- vous remplissez les conditions pour toucher les indemnités journalières de la sécurité sociale ;
- un éventuel complément de prévoyance n'est pas compté ;
- les deux parents sont dans la catégorie « Employés et agents de maîtrise » ; les autres catégories ont leurs propres règles, détaillées plus haut ;
- les deux parents travaillent du lundi au vendredi, jamais un jour férié.
Simuler avec cette conventionLe simulateur s'ouvre sur cet exemple : remplacez les dates et les salaires par les vôtres, puis choisissez vos souhaits (congé supplémentaire de naissance, report du congé prénatal, congés payés).
Points à vérifier
Ce que le texte de la convention ne tranche pas, ou que la fiche n'a pas couvert, avec le choix du simulateur quand il en fait un.
- Condition de présence : le simulateur exige 12 mois dans l'entreprise au début du congé de maternité. Ils sont ramenés à 3 mois pour une salariée qui a passé au moins 12 mois chez un autre employeur de la branche dans les 5 ans qui précèdent son embauche (art. 75) : dans ce cas, le maintien de salaire et les semaines en plus ne figurent pas dans le simulateur.
- Congé de maternité porté à 20 semaines : le Code du travail numérique n'en parle pas ; la règle est lue dans l'art. 86 c. Le simulateur place ces jours après le congé légal, sans allonger le délai du congé supplémentaire de naissance (prudence), et ne leur fait pas gagner de congés payés : le texte ne le dit pas.
- Paternité : le salaire net n'est complété que par un accord non étendu, conclu pour une durée déterminée jusqu'au 31 décembre 2026. Il ne s'impose qu'aux employeurs adhérents de la Fédération française de l'assurance ; ses modalités sont laissées à l'entreprise.
- État pathologique : l'allocation de l'employeur est versée « à condition que l'arrêt pathologique ne soit pas accolé audit congé maternité ». Le simulateur, qui place l'état pathologique juste avant ou juste après le congé, ne la compte pas.
- Hors du champ de la convention : producteurs salariés de base, échelons intermédiaires, inspecteurs et personnel de direction, qui relèvent de conventions propres.
Un accord d'entreprise ou votre contrat de travail peut prévoir ses propres règles : le Code du travail numérique explique laquelle s'applique (congés pour événements familiaux). Voir aussi sa page sur la convention Sociétés d'assurances.
Voir aussi
Sources
- Convention collective nationale des sociétés d'assurances du 27 mai 1992 (Légifrance) (vérifié le 20 octobre 2026)
- C. trav., art. L2261-15 (vérifié le 19 octobre 2026)
- Code du travail numérique, congés pour événements familiaux (vérifié le 19 octobre 2026)
Toutes les règles du simulateur et leurs sources : sources officielles.